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Mur-rideau en verre ou bardage traditionnel : lequel est le meilleur pour l’efficacité énergétique ?

 Mur-rideau en verre

Choisir entre un mur-rideau en verre et un bardage traditionnel pour la façade d'un bâtiment est une décision majeure qui influencera sa performance énergétique pendant des décennies. Les murs-rideaux en verre créent une enveloppe transparente et continue grâce à des cadres en aluminium et des vitrages isolants. Les bardages traditionnels comprennent des matériaux tels que des panneaux métalliques, des parements en pierre, des briques, du fibrociment et de la terre cuite, montés sur une couche d'isolation et un pare-air. Chaque système gère différemment les déperditions de chaleur, les apports solaires et les infiltrations d'air. Comprendre ces différences permet aux architectes et aux propriétaires de bâtiments de choisir la façade la mieux adaptée à leurs objectifs climatiques et énergétiques.

Pendant de nombreuses années, le revêtement traditionnel a été considéré comme la solution idéale en matière d'efficacité énergétique grâce à ses performances d'isolation supérieures et à son coût inférieur par unité de résistance thermique. Cependant, la technologie des murs-rideaux en verre a considérablement progressé. murs-rideaux modernes Les façades rideaux en verre haute performance sont désormais dotées de cadres en aluminium à rupture de pont thermique, de vitrages à faible émissivité et de doubles vitrages remplis d'argon ou de krypton. Certaines atteignent des niveaux d'isolation comparables, voire supérieurs, à ceux des systèmes de bardage traditionnels. L'écart de performance énergétique s'est considérablement réduit au cours de la dernière décennie.

Cette comparaison porte sur cinq facteurs énergétiques clés : l’isolation thermique (coefficient U), le coefficient d’apport solaire, le taux de fuite d’air, l’apport en lumière naturelle et la résistance à la condensation. Nous prenons également en compte les coûts énergétiques réels du chauffage et de la climatisation dans différentes zones climatiques. À la fin de cet article, vous saurez précisément quel système de façade offre la meilleure efficacité énergétique pour votre projet. La réponse pourrait vous surprendre, car le choix le plus efficace dépend fortement de l’emplacement, de l’orientation et des habitudes d’occupation de votre bâtiment.

Qu'est-ce qu'un mur-rideau en verre ? Comment ça marche ?

 Mur-rideau en verre

Un mur-rideau en verre est un revêtement extérieur non porteur fixé à la façade d'un bâtiment. Contrairement aux murs porteurs traditionnels, il ne supporte pas le poids de la toiture ni des planchers. Il supporte uniquement son propre poids et transmet la pression du vent et les charges de pluie à la structure du bâtiment. Son nom provient de l'image d'un rideau suspendu à une armature. Il recouvre simplement la structure du bâtiment. Ceci permet aux architectes d'utiliser de grandes surfaces vitrées sans compromettre la solidité de la construction.

Les principaux composants d'un mur-rideau en verre sont les montants verticaux, les traverses horizontales et les panneaux de verre. Les montants sont les poutres verticales en aluminium qui s'étendent d'un étage à l'autre. Les traverses sont les poutres horizontales qui relient les montants. Ensemble, elles forment une grille. Les panneaux de verre s'insèrent dans cette grille et sont maintenus en place par des plaques de pression et des joints. L'ensemble est ancré aux dalles du bâtiment à chaque niveau. La plupart des murs-rideaux modernes utilisent des cadres en aluminium car ce matériau est léger, résistant et inoxydable.

Un mur-rideau en verre fonctionne en créant une barrière étanche et continue autour du bâtiment. Les panneaux de verre empêchent la pluie et le vent de pénétrer. Les joints entre le verre et le cadre bloquent les infiltrations d'air. Derrière le verre, le système de chauffage et de climatisation du bâtiment assure le confort thermique intérieur. Le mur-rideau n'est pas isolant par lui-même. Il est associé à des vitrages isolants ou à un double vitrage pour réduire les transferts de chaleur. De nombreux murs-rideaux intègrent également des ruptures de pont thermique dans le cadre en aluminium afin d'empêcher la chaleur de se propager à travers le métal.

Il existe deux principaux types de systèmes de murs-rideaux en verre. Les systèmes à montants et traverses sont livrés sur le chantier sous forme d'éléments individuels. Les ouvriers découpent, assemblent et vitrageent chaque élément sur place. Cette méthode est courante pour les bâtiments de moins de dix étages. Les systèmes modulaires sont livrés sous forme de panneaux préfabriqués complets. Chaque panneau comprend une section de meneaux, de traverses et de vitrage déjà assemblée en usine. Les ouvriers n'ont plus qu'à mettre chaque module en place et à le boulonner au bâtiment. Les systèmes modulaires sont plus rapides à installer et offrent un meilleur contrôle de la qualité. Ils sont privilégiés pour les tours de plus de vingt étages.

La façade rideau en verre gère également l'eau grâce à un système de drainage invisible. La pluie qui frappe le verre ruisselle sur sa surface. L'eau qui traverse le joint extérieur est recueillie à l'intérieur du cadre et dirigée vers des orifices de drainage. De là, elle s'écoule vers l'extérieur. Des chambres d'équilibrage de pression à l'intérieur du cadre empêchent le vent de faire pénétrer l'eau plus profondément dans le bâtiment. Ce système sophistiqué de gestion de l'eau permet aux façades rideaux en verre de fonctionner efficacement même en cas de fortes pluies et d'ouragans. Correctement conçue et installée, une façade rideau en verre a une durée de vie de cinquante ans ou plus avec un entretien de base.

Quels sont les matériaux de revêtement traditionnels et les méthodes de construction ?

Le bardage traditionnel désigne les systèmes de murs extérieurs fixés à un bâtiment à l'aide d'un support structurel. Contrairement à une façade rideau en verre, qui utilise des montants en aluminium comme principal support, le bardage traditionnel repose sur un support structurel distinct. Ce support peut être constitué de maçonnerie en béton, de montants en acier ou d'une ossature en bois. Le matériau de bardage est ensuite fixé à ce support à l'aide de fixations mécaniques ou d'adhésifs. Utilisé depuis des siècles, le bardage traditionnel demeure populaire pour les bâtiments de faible et de grande hauteur dans le monde entier.

Les matériaux de revêtement traditionnels les plus courants comprennent le parement de briques, la pierre naturelle, les panneaux de terre cuite, les panneaux de fibrociment, les panneaux composites métalliques et les stratifiés haute pression. Le parement de briques est constitué d'une couche de briques fixées sur un support en bois ou en acier. Le revêtement en pierre naturelle utilise de fines tranches de granit, de calcaire ou d'ardoise fixées par des ancrages. Les panneaux de terre cuite sont des éléments en argile cuite suspendus à des rails en aluminium. Les panneaux de fibrociment sont des plaques de ciment légères renforcées par des fibres de cellulose. Les panneaux composites métalliques sont composés de deux fines feuilles d'aluminium enserrant un noyau en polyéthylène. Chaque matériau offre un aspect, un coût et un niveau de performance différents.

La méthode de construction d'un bardage traditionnel se fait par couches successives, de l'intérieur vers l'extérieur. On commence par construire le mur porteur à l'aide de montants en béton, en maçonnerie ou en métal. Ensuite, on applique un pare-vapeur ou une membrane d'étanchéité sur ce mur. Ce pare-vapeur empêche l'eau liquide de pénétrer tout en laissant s'échapper la vapeur d'eau. On crée ensuite une lame d'air ou un espace de drainage à l'aide de tasseaux verticaux. Cet espace permet à l'eau qui s'infiltre derrière le bardage de s'écouler par des trous de drainage. Enfin, le matériau de bardage est fixé aux tasseaux ou directement au mur porteur à l'aide de clips, de liens ou de vis.

La mise en place de l'isolant diffère entre les bardages traditionnels et les murs-rideaux en verre. Dans les systèmes de bardage traditionnels, l'isolant est placé à l'extérieur du mur porteur, mais derrière le matériau de bardage. Des panneaux de mousse rigide ou de laine minérale remplissent la cavité entre le mur porteur et le bardage. Cette couche d'isolant continue recouvre l'intégralité du mur sans interruption. Les ponts thermiques sont minimes car les fixations du bardage sont petites et espacées. De ce fait, les bardages traditionnels peuvent atteindre des valeurs U très faibles, souvent comprises entre 0,10 et 0,25. Les murs-rideaux en verre atteignent généralement des valeurs U comprises entre 0,25 et 0,50.

Le bardage traditionnel gère l'eau différemment des murs-rideaux en verre. La plupart des systèmes de bardage traditionnel sont des systèmes à double paroi ventilée. Le bardage extérieur bloque la majeure partie de la pluie, mais une petite quantité d'eau peut s'infiltrer par les joints. L'eau qui s'infiltre derrière le bardage atteint la barrière d'étanchéité et s'écoule vers les orifices de drainage situés en bas. La lame d'air ainsi créée permet la circulation de l'air derrière le bardage, ce qui élimine toute trace d'humidité. Contrairement à un mur-rideau en verre qui est parfaitement étanche, le bardage traditionnel est respirant. Cette respirabilité contribue à prévenir la formation de moisissures et la pourriture dans le mur porteur. Correctement installé, un bardage traditionnel peut durer de cinquante à cent ans avec un entretien régulier et le rejointoiement ou le remplacement des joints usés.

Comparaison de l'isolation thermique : valeur U de chaque système

 Mur-rideau en verre

Le coefficient U mesure l'efficacité d'un élément de construction à empêcher les transferts de chaleur d'une surface à l'autre. Plus le coefficient U est faible, meilleure est l'isolation. Il est exprimé en watts par mètre carré et par kelvin (W/m²K). Pour les murs extérieurs et les murs-rideaux, le coefficient U prend en compte l'effet combiné du vitrage, de l'ossature et des éventuelles couches d'isolation. La compréhension du coefficient U est essentielle pour comparer les performances d'isolation thermique des murs-rideaux vitrés à celles des systèmes de bardage traditionnels.

Les systèmes de bardage traditionnels présentent systématiquement des coefficients de transmission thermique (U) inférieurs et plus performants que les murs-rideaux en verre. Un bardage traditionnel bien conçu, avec une isolation continue derrière des panneaux de brique, de pierre ou de fibrociment, affiche généralement un coefficient U compris entre 0,10 et 0,25. Par exemple, un mur en parement de brique avec 10 cm d'isolation en mousse rigide peut atteindre un coefficient U de 0,12. Un système de panneaux métalliques avec 15 cm d'isolation en laine minérale peut atteindre 0,10, voire moins. Ces faibles coefficients U signifient une très faible déperdition de chaleur en hiver et une très faible entrée de chaleur en été.

Les murs-rideaux en verre présentent des coefficients de transmission thermique (U) plus élevés, ce qui signifie qu'ils isolent moins efficacement. Un mur-rideau standard à double vitrage, composé de verre clair et de cadres en aluminium sans rupture de pont thermique, affiche un coefficient U d'environ 0,55 à 0,65. L'ajout d'un revêtement à faible émissivité permet d'améliorer ce coefficient, qui se situe alors entre 0,35 et 0,45. L'installation d'un double vitrage rempli de gaz argon et d'une rupture de pont thermique ramène le coefficient U à 0,28-0,35. Les murs-rideaux en verre les plus performants, dotés d'un triple vitrage, de gaz krypton et de ruptures de pont thermique profondes, atteignent des coefficients U de 0,20 à 0,25. Même dans leurs meilleures conditions, les murs-rideaux en verre peinent à égaler les performances d'isolation d'un système de bardage traditionnel moyen.

La principale raison de cette différence réside dans les propriétés physiques du verre. Ce dernier est un mauvais isolant comparé à des matériaux comme la mousse isolante, la laine minérale ou même la brique. Une simple vitre claire présente un coefficient U d'environ 1,0. Même un double vitrage à faible émissivité ne peut égaler l'isolation offerte par 7,5 à 10 cm de mousse rigide continue. De plus, le cadre en aluminium conduit rapidement la chaleur, à moins d'utiliser des ruptures de pont thermique très profondes. À l'inverse, un bardage traditionnel dissimule d'épaisses couches d'isolation derrière un revêtement extérieur décoratif. Cette isolation est continue sur toute la surface du mur, avec un minimum d'interstices et de ponts thermiques.

Pour les propriétaires d'immeubles privilégiant l'efficacité énergétique, le revêtement traditionnel est clairement le plus performant si l'on se base uniquement sur le coefficient U. Cependant, ce coefficient n'est pas le seul facteur influençant la consommation d'énergie. Un mur-rideau en verre avec un coefficient U de 0,30 peut néanmoins offrir de bonnes performances sous certains climats grâce aux apports solaires et à l'éclairage naturel. Dans les climats froids comme Chicago ou Toronto, le faible coefficient U du revêtement traditionnel réduit considérablement les factures de chauffage. Sous des climats tempérés comme Seattle ou Londres, la différence est moins marquée. Dans les climats très chauds comme Dubaï ou Miami, les apports solaires sont souvent plus importants que le coefficient U. La section suivante compare les apports solaires des deux systèmes.

Apport de chaleur solaire : quelle façade maintient les bâtiments plus frais ?

L'apport solaire correspond à la quantité de chaleur provenant du rayonnement solaire qui traverse l'enveloppe d'un bâtiment et augmente la température intérieure. Contrairement à l'isolation thermique qui bloque la chaleur par conduction, l'apport solaire concerne l'énergie rayonnante du soleil. Le coefficient de gain solaire (SHGC) mesure cette performance. Un SHGC plus faible signifie que moins de chaleur solaire pénètre dans le bâtiment. Ceci est crucial dans les régions où la climatisation est omniprésente et fonctionne la majeure partie de l'année. Les façades rideaux vitrées et les bardages traditionnels gèrent l'apport solaire de manière très différente, car les premières sont transparentes et les secondes opaques.

Les façades rideaux en verre laissent passer une quantité importante de chaleur solaire dans un bâtiment, sauf si des revêtements spéciaux sont utilisés. Le double vitrage clair a un coefficient solaire (SHGC) d'environ 0,60 à 0,70. Cela signifie que 60 à 70 % de la chaleur solaire traverse le verre et pénètre dans le bâtiment. En été, cela crée un effet de serre qui oblige les climatiseurs à fonctionner beaucoup plus intensément. Cependant, les façades rideaux en verre modernes utilisent des revêtements à faible émissivité et des films à sélectivité spectrale pour réduire l'apport solaire. Un bon double vitrage à faible émissivité atteint un SHGC de 0,25 à 0,35. Le triple vitrage avec des revêtements spécialisés peut atteindre des valeurs de SHGC aussi basses que 0,15 à 0,20.

 Mur-rideau en verre

Les revêtements traditionnels offrent des performances très différentes du fait de leur opacité. La plupart des matériaux de revêtement traditionnels bloquent la quasi-totalité du rayonnement solaire. La brique, la pierre, le fibrociment et les panneaux métalliques ont des valeurs SHGC inférieures à 0,10. La faible quantité de chaleur qui les traverse provient de la conduction à travers le matériau lui-même, et non du rayonnement solaire direct. Ainsi, les revêtements traditionnels n'apportent pratiquement aucun gain de chaleur solaire à un bâtiment. Dans les régions chaudes et ensoleillées, il s'agit d'un avantage majeur. Le bâtiment reste plus frais sans avoir recours à des vitrages ou à des dispositifs d'ombrage.

Cependant, la relation entre l'apport solaire et la consommation énergétique des bâtiments n'est pas toujours simple. Dans les régions froides, l'apport solaire est bénéfique en hiver. La lumière du soleil pénétrant par les fenêtres réduit les besoins en chauffage. Un mur-rideau vitré avec un coefficient solaire (SHGC) de 0,40 à 0,50 peut fournir un chauffage gratuit lors des journées ensoleillées d'hiver. Les revêtements traditionnels bloquent totalement cette chaleur. Le choix optimal de façade dépend des besoins du bâtiment : chauffage ou climatisation. Un bâtiment du Minnesota a besoin d'un apport solaire en hiver, tandis qu'un bâtiment de Floride doit le minimiser en été.

Dans les climats où le refroidissement est prédominant, les revêtements traditionnels maintiennent les bâtiments plus frais que les façades rideaux en verre. Même le meilleur verre à faible émissivité laisse passer 15 à 25 % de la chaleur solaire, tandis que les revêtements traditionnels en bloquent 90 % ou plus. La différence est considérable. Une étude menée sur des immeubles de bureaux à Singapour a révélé que les façades entièrement vitrées nécessitaient 25 à 35 % d'énergie de refroidissement supplémentaire par rapport aux bâtiments dotés de revêtements traditionnels et de fenêtres plus petites. Cela dit, les façades rideaux en verre peuvent être performantes dans les climats chauds si elles sont associées à des protections solaires extérieures telles que des ailettes, des débords de toit ou des persiennes. Sans protection solaire, une façade vitrée laissera toujours passer plus de chaleur solaire qu'un système de revêtement traditionnel opaque.

Impact des taux de fuite d'air sur les pertes de chauffage et de refroidissement


Les fuites d'air correspondent aux flux d'air incontrôlés qui s'infiltrent par les interstices, les fissures et les joints d'une façade. Elles constituent l'une des principales sources de gaspillage d'énergie, tant pour les murs-rideaux en verre que pour les systèmes de bardage traditionnels. En hiver, lorsque l'air chaud intérieur s'échappe, le système de chauffage consomme davantage d'énergie pour le remplacer. En été, lorsque l'air chaud et humide extérieur pénètre, le système de climatisation fonctionne plus intensément pour le refroidir et le déshumidifier. Les fuites d'air sont mesurées en pieds cubes par minute et par pied carré de surface de façade, pour une différence de pression donnée. Plus ces valeurs sont faibles, meilleure est l'étanchéité à l'air et, par conséquent, plus les factures d'énergie sont réduites.

Les murs-rideaux en verre offrent généralement d'excellentes performances d'étanchéité à l'air lorsqu'ils sont correctement installés. Un système de mur-rideau modulaire de haute qualité peut atteindre des taux de fuite d'air aussi faibles que 0,05 à 0,10 pied cube par minute et par pied carré à une différence de pression de 75 pascals. Ce résultat est considéré comme excellent selon les normes de l'industrie. L'assemblage en usine des systèmes modulaires garantit une compression uniforme des joints et des raccords étanches. Les murs-rideaux traditionnels présentent des performances légèrement inférieures (0,10 à 0,20) en raison des tolérances d'assemblage sur chantier. Les meilleurs systèmes de murs-rideaux sont testés en chambres de vent et de pluie avant leur installation afin de vérifier leur étanchéité à l'air.

 Mur-rideau en verre

Les systèmes de bardage traditionnels présentent des performances d'étanchéité à l'air très variables selon les matériaux et la qualité de la pose. Un système de bardage ventilé bien conçu, avec un pare-air intérieur étanche, peut atteindre des taux d'infiltration d'air de 0,05 à 0,15, égalant voire surpassant les murs-rideaux en verre. Cependant, de nombreuses installations de bardage traditionnel sont peu performantes. Un parement en briques sans pare-air dédié peut présenter des taux d'infiltration de 0,50 à 1,00, voire plus. Les joints de recouvrement, les fissures de mortier et les interstices autour des fenêtres contribuent tous aux fuites. Les systèmes de panneaux métalliques avec des joints mal étanches présentent également des taux d'infiltration plus élevés. La principale différence réside dans le fait que le bardage traditionnel nécessite une couche de pare-air séparée, tandis qu'un mur-rideau en verre intègre son propre système d'étanchéité à l'air.

L'impact énergétique des infiltrations d'air est considérable. Une augmentation de ces infiltrations, de 0,10 à 0,40, peut accroître les coûts annuels de chauffage et de climatisation de 15 à 30 %, selon le climat. Pour une façade de 4 645 mètres carrés (50 000 pieds carrés), cette différence représente des milliers de dollars par an. Les infiltrations d'air affectent également le confort des occupants. Les courants d'air près des fenêtres donnent une sensation de froid, même lorsque la température ambiante est adéquate. La régulation de l'humidité est également compromise. Dans les climats humides, les infiltrations d'air extérieur apportent de l'humidité, favorisant ainsi l'apparition de moisissures et de condensation à l'intérieur des murs. Les murs-rideaux vitrés et les bardages traditionnels peuvent tous deux garantir une excellente étanchéité à l'air, mais uniquement grâce à une conception soignée et une installation de qualité.

Lorsqu'on compare les murs-rideaux en verre aux bardages traditionnels, l'étanchéité à l'air ne dépend pas du matériau, mais de la qualité de la pose. Un mur-rideau mal installé, avec des joints mal alignés et un manque de mastic, présentera d'importantes fuites. À l'inverse, un système de bardage traditionnel bien installé, avec une barrière d'étanchéité à l'air continue, offrira d'excellentes performances. Le meilleur conseil pour tout projet est de spécifier un taux de fuite d'air maximal dans les documents de construction. Il est impératif d'effectuer des tests sur site à l'aide d'une porte soufflante ou d'un système de ventilation mobile. L'installateur doit être tenu responsable du respect de cet objectif. L'étanchéité à l'air s'obtient par le souci du détail, et non par l'achat de matériaux coûteux.

Conclusion

Ni les façades rideaux en verre ni les bardages traditionnels ne sont parfaits en matière d'efficacité énergétique. Les bardages traditionnels offrent une isolation thermique supérieure, avec des coefficients U plus faibles et un apport solaire quasi nul. Ils constituent donc le meilleur choix pour les climats chauds où la climatisation est primordiale et pour les projets où la consommation d'énergie est la priorité absolue. Les façades rideaux en verre bénéficient d'un éclairage naturel précieux, réduisant ainsi les coûts d'éclairage électrique, et d'un apport solaire en hiver, diminuant les factures de chauffage. Grâce aux revêtements modernes à faible émissivité, aux ruptures de pont thermique et au triple vitrage, les façades rideaux en verre ont considérablement réduit l'écart de performance. Le choix de la façade idéale pour votre bâtiment dépend du climat, de son orientation et de vos objectifs énergétiques.

Pour la plupart des régions à climat mixte, comme New York, Londres ou Pékin, une approche équilibrée est la plus efficace. Utilisez un bardage traditionnel sur les façades nord, où la lumière naturelle est minimale et les déperditions thermiques maximales. Installez des murs-rideaux en verre haute performance sur les façades sud afin de capter le soleil d'hiver et d'apporter de la lumière naturelle. Ajoutez des protections solaires extérieures, telles que des ailettes ou des persiennes, pour limiter l'apport solaire estival sur les façades est et ouest. Quel que soit le système choisi, exigez des tests d'étanchéité à l'air et de performance thermique réalisés par un organisme tiers. Un bardage traditionnel mal installé laisse échapper plus d'énergie qu'un mur-rideau en verre correctement installé. La qualité de la pose est aussi importante que le choix des matériaux. Choisissez judicieusement en fonction de votre site, puis exécutez avec soin.

Questions fréquemment posées

Quel système de façade présente une meilleure valeur U pour le chauffage et le refroidissement ?

Les bardages traditionnels présentent un coefficient de transmission thermique (U) inférieur à celui des murs-rideaux en verre. Ils atteignent généralement des valeurs U comprises entre 0,10 et 0,25, tandis que les murs-rideaux en verre affichent des valeurs U comprises entre 0,20 et 0,65. Les meilleurs murs-rideaux à triple vitrage atteignent une valeur U de 0,20 à 0,25, ce qui correspond à la limite inférieure des bardages traditionnels. Cependant, la plupart des murs-rideaux en verre sont moins isolants que la plupart des systèmes de bardage traditionnels. Dans les climats froids où le chauffage est prédominant, les bardages traditionnels restent la solution idéale pour l'isolation thermique.

Un mur-rideau en verre augmente-t-il systématiquement les coûts de climatisation en été ?

Pas toujours. Les façades rideaux en verre modernes utilisent des revêtements à faible émissivité et des films à sélectivité spectrale qui bloquent jusqu'à 75 % de la chaleur solaire. Un bon double vitrage à faible émissivité présente un coefficient de gain de chaleur solaire de 0,25 à 0,35. Des dispositifs de protection solaire extérieurs, tels que des ailettes, des persiennes ou des avant-toits, réduisent encore les besoins en climatisation. Sous des climats tempérés, les avantages de l'éclairage naturel et les apports solaires hivernaux peuvent compenser les coûts de climatisation estivaux. Cependant, sous des climats très chauds comme à Dubaï ou à Miami, un revêtement opaque traditionnel avec de petites fenêtres permettra toujours de maintenir le bâtiment plus frais, réduisant ainsi le recours à la climatisation.

Quel système présente le moins de fuites d'air et le moins de gaspillage d'énergie ?

Les deux systèmes offrent une excellente étanchéité à l'air lorsqu'ils sont correctement installés. Un mur-rideau en verre modulaire de haute qualité atteint un taux de fuite d'air de 0,05 à 0,10. Un système de bardage traditionnel bien conçu, avec un pare-air continu et étanche, atteint un taux de 0,05 à 0,15. La différence réside dans la qualité de l'installation, et non dans le type de matériau. Les murs-rideaux mal installés, avec des joints mal alignés, présentent d'importantes fuites. Les bardages traditionnels mal installés, sans pare-air dédié, présentent des fuites encore plus importantes. Quel que soit le système choisi, il est impératif de réaliser un test d'étanchéité à l'air sur site.

Quelle est la façade la plus écoénergétique pour mon type de bâtiment ?

Pour les immeubles de bureaux et les hôtels où la vue et la lumière naturelle sont essentielles, une façade rideau en verre haute performance avec revêtement à faible émissivité, rupture de pont thermique et protection solaire extérieure offre le meilleur compromis entre efficacité énergétique et confort des occupants. Pour les hôpitaux, les musées et les laboratoires où la maîtrise de la température et de l'humidité est primordiale, un revêtement traditionnel avec des fenêtres de petite taille est généralement préférable. Pour les bâtiments résidentiels, une approche hybride est pertinente : utiliser un revêtement traditionnel sur les façades nord et ouest, et des façades rideaux en verre ou de grandes fenêtres sur les façades sud et est, avec une protection solaire adaptée. Il est toujours conseillé de consulter un énergéticien pour évaluer les différentes options pour votre bâtiment.

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